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« C’est quoi ce brol ? », « Il n’y a pas d’avance », « Tu veux une jatte ? »… Connaissez-vous ces belgicismes, véritables casse-têtes pour les traducteurs ?

En Belgique, les conversations sont souvent truffées d’expressions régionales qu’on ne retrouve généralement pas dans le français de référence. Ces mots sont tellement implantés dans notre vocabulaire qu’on oublie parfois qu’ils viennent bien de chez nous, ce dont les traducteurs, eux, auront tôt fait de se rappeler.

À Bruxelles, on ne s’étonnera pas de voir dans un bar une jeune fille fêter son brûlage de culotte ou d’entendre dans les rues hennuyères un parent dire à son enfant qu’il a bleffé sur son pull. On sait que le mois de mai annonce la période de blocus pour les étudiants et que l’année sera ponctuée de grosses draches ici ou là. Les Wallons utilisent un lèche-plat pour faire de la pâtisserie tandis que les Bruxellois ont les doigts qui plèquent après avoir bricolé.

Ces expressions représentent un véritable défi pour les traducteurs, à qui incombe la tâche difficile de transmettre dans la langue cible non seulement le sens mais aussi le registre et la connotation des mots de la langue source, ce qu’on appelle plus communément dans le jargon de la traduction la « localisation ». C’est donc un travail tout en nuances qui se solde parfois tout bonnement par l’impossibilité de trouver un parfait équivalent sémantique.

En raison de sa petite superficie, ses trois langues officielles et ses multiples dialectes, et ses 4 pays voisins (voire 5 si l’on traverse la Manche),  la Belgique regorge de spécificités régionales qui trouvent souvent leurs origines dans le néerlandais, l’anglais ou encore l’allemand. Pour le néerlandais, on ne présente plus les fritkots, les « il fait douf » brusseleir ou les couques au chocolat. L’influence anglophone est aussi manifeste, notamment dans les fancy-fairs des écoliers et dans nos boilers électriques. Et la petite dringuelle de fin d’année nous vient en fait de l’équivalent allemand « trinkgeld ».

Ces belgicismes ne sont pas toujours évidents à expliquer à des personnes qui ne partagent pas notre langue et notre culture (et sont encore moins faciles à traduire !). Si vous en doutez, essayez donc d’exposer le concept de guindaille à un étranger. Toutefois, si ces expressions peuvent poser une colle à plus d’un traducteur, on ne peut qu’en apprécier la valeur culturelle et le caractère identitaire.

Alors, quitte à donner du fil à retordre à nos traducteurs, n’ayons pas peur d’utiliser les expressions régionales, témoins des brassages culturels de notre beau pays.

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