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Mon expérience de traductrice au Parlement européen

Mon expérience de traductrice au Parlement européen

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Quoi de mieux pour un traducteur que de travailler pour l’Union européenne et, plus particulièrement, pour le Parlement européen, la seule institution à utiliser toutes les langues officielles ? Avec 24 langues et 552 combinaisons linguistiques possibles, la traduction est centrale au Parlement. Aujourd’hui, je reviens sur cette aventure qui s’est avérée être un véritable miroir du projet européen : « in varietate concordia ».

Rencontre avec les autres stagiaires en traduction

Qui dit 24 langues officielles, dit 24 unités de traduction. Pour chaque unité, 2 à 3 stagiaires avaient été sélectionnés parmi des milliers de candidatures. Le 3 octobre 2016, nous étions donc plus de 70 stagiaires, venant des quatre coins de l’Union européenne, à nous rendre au Luxembourg, le berceau de l’Union. Des Lithuaniens, des Finlandais, des Italiens, des Hongrois… Toutes les nationalités étaient représentées. En poussant la porte de l’auditoire principal du bâtiment Schuman, j’avais d’ores et déjà compris que cette expérience serait enrichissante, ne serait-ce que d’un point de vue humain.

Premiers jours dans la peau d’un traducteur

Après les présentations, il était déjà temps de se rendre dans nos unités respectives, l’Unité française pour ma part. Un parrain nous est immédiatement assigné afin que l’on soit encadré dès le départ et que l’on puisse débriefer des traductions, des points à améliorer et des progrès accomplis durant toute la durée du stage. Un projet terminologique à rendre à la fin du stage nous est également attribué.

Avec les deux autres stagiaires francophones, nous avons notre propre bureau. Dès le premier jour, nous recevons 3 traductions à terminer d’ici la fin de la semaine. Les choses sérieuses commencent et il va falloir se montrer autodidacte car seules 2 formations sont données sur le programme de traduction utilisé, SDL Trados. Au fur et à mesure que le stage avance, les deadlines deviennent de plus en plus serrées, les textes de plus en plus longs et les sujets de plus en plus complexes. Les progrès se font rapidement sentir.

Des traductions, mais pas que…

Outre les traductions qui s’accumulent, nous avons aussi de plus en plus de conférences. Nous participons à de nombreux séminaires sur le fonctionnement des diverses institutions, sur le multilinguisme au sein de l’Union européenne, sur l’organisation des unités de traduction dans le contexte général des institutions et j’en passe.

Deux voyages sont également prévus au programme : Bruxelles (une journée) et Strasbourg (3 jours), les deux autres sièges des institutions. Nous aurons l’occasion de visiter les institutions, de participer à des séances plénières, de rencontrer le Directeur-général de la DG Traduction Valter Mavrič ainsi que des députés européens et surtout de tisser des liens encore plus forts entre stagiaires.

La traduction au service de l’unité européenne…

Bref, si je devais résumer cette aventure en un mot, je choisirais « échange ». Échanges culturels, partage de connaissances, rencontres, union et diversité étaient les maîtres-mots dans les couloirs du Parlement. Cette expérience m’a fait comprendre quelque chose que je soupçonnais déjà depuis longtemps : la traduction permet de créer des liens, des ponts entre des nationalités, des cultures, des citoyens.

Dans le monde des entreprises, les traductions permettent de construire des ponts également. Elles ouvrent la porte à de nouvelles collaborations, permettent d’attirer de nouveaux clients ou talents et de saisir de nouvelles opportunitésDans un pays avec 3 langues officielles comme la Belgique, il est d’autant plus important de faire appel aux services d’un traducteur : ne pas faire traduire son site en néerlandais, c’est se fermer à la moitié du marché belge !

Rendez-vous sur notre page Services pour découvrir les services de traduction offerts par Aliases. Ne manquez pas non plus de lire notre FAQ pour connaître les réponses aux questions fréquemment posées sur les services de traduction.

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Les grands défis du traducteur : les belgicismes

Les grands défis du traducteur : les belgicismes

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« C’est quoi ce brol ? », « Il n’y a pas d’avance », « Tu veux une jatte ? »… Connaissez-vous ces belgicismes, véritables casse-têtes pour les traducteurs ?

En Belgique, les conversations sont souvent truffées d’expressions régionales qu’on ne retrouve généralement pas dans le français de référence. Ces mots sont tellement implantés dans notre vocabulaire qu’on oublie parfois qu’ils viennent bien de chez nous, ce dont les traducteurs, eux, auront tôt fait de se rappeler.

À Bruxelles, on ne s’étonnera pas de voir dans un bar une jeune fille fêter son brûlage de culotte ou d’entendre dans les rues hennuyères un parent dire à son enfant qu’il a bleffé sur son pull. On sait que le mois de mai annonce la période de blocus pour les étudiants et que l’année sera ponctuée de grosses draches ici ou là. Les Wallons utilisent un lèche-plat pour faire de la pâtisserie tandis que les Bruxellois ont les doigts qui plèquent après avoir bricolé.

Ces expressions représentent un véritable défi pour les traducteurs, à qui incombe la tâche difficile de transmettre dans la langue cible non seulement le sens mais aussi le registre et la connotation des mots de la langue source, ce qu’on appelle plus communément dans le jargon de la traduction la « localisation ». C’est donc un travail tout en nuances qui se solde parfois tout bonnement par l’impossibilité de trouver un parfait équivalent sémantique.

En raison de sa petite superficie, ses trois langues officielles et ses multiples dialectes, et ses 4 pays voisins (voire 5 si l’on traverse la Manche),  la Belgique regorge de spécificités régionales qui trouvent souvent leurs origines dans le néerlandais, l’anglais ou encore l’allemand. Pour le néerlandais, on ne présente plus les fritkots, les « il fait douf » brusseleir ou les couques au chocolat. L’influence anglophone est aussi manifeste, notamment dans les fancy-fairs des écoliers et dans nos boilers électriques. Et la petite dringuelle de fin d’année nous vient en fait de l’équivalent allemand « trinkgeld ».

Ces belgicismes ne sont pas toujours évidents à expliquer à des personnes qui ne partagent pas notre langue et notre culture (et sont encore moins faciles à traduire !). Si vous en doutez, essayez donc d’exposer le concept de guindaille à un étranger. Toutefois, si ces expressions peuvent poser une colle à plus d’un traducteur, on ne peut qu’en apprécier la valeur culturelle et le caractère identitaire.

Alors, quitte à donner du fil à retordre à nos traducteurs, n’ayons pas peur d’utiliser les expressions régionales, témoins des brassages culturels de notre beau pays.

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